Après un long silence de notre part, voici donc un petit aperçu de ce que nous avons fait l’été dernier.Il ‘agit d’un rapide compte rendu de la fouille du musée au mois d’août.Pour ce qui est de la fouille de juillet, nous ne pouvons pas encore vous donner de petit compte rendu mais nous y travaillons activement !
L’opération du Musée
La réalisation de quatre sondages au mois d’août 2009 a permis de remettre au jour un certain nombre de vestiges découverts, sur une zone à l’est du musée, lors des fouilles de sauvetage programmé entre 1985 et 1988. Nous avons pu (ré) enregistrer les structures et procéder à la fouille des premiers niveaux archéologiques en place. Ceux-ci apparaissent sous un épais niveau de remblai moderne – allant parfois jusqu’à 1,30m comme dans le sondage 3 – où se mêle du mobilier antique issu des tas de déblais de fouille utilisés lors du rebouchage effectué en 1989-1990.
Le sondage 1 a permis de reconnaitre le niveau de sol mis au jour en 1985 mais sans pouvoir identifier sa fonction. En effet, les résultats de la prospection géophysique permettent de le remettre dans un contexte plus large qu’est celui d’une rue/ruelle mais sans pouvoir affiner la véritable fonction de ce secteur.Le sondage 2 a permis de remettre au jour un mur – M2 – très endommagé qui est la continuité de M8 à contreforts à l’intérieur du musée.
En outre, ces deux sondages ont mis en évidence un épais niveau de remblai de sable rouge qui accuse un fort pendage du sud vers le nord sur près de 15 m de long. Il s’agit très probablement du comblement du fossé du rempart gaulois. La topographie des lieux invitait déjà à identifier cette grande dépression d’environ 30 à 40m de long comme le fossé du rempart. La présence d’un mur – M1 – à contreforts s’expliquerait par la nécessité de renforcer, de fortifier ce secteur afin qu’il devienne constructible.
En l’absence de stratigraphie, c’est l’archéologie de la construction par l’intermédiaire de l’étude de M1 notamment, qui nous fournira les premiers indices sur la datation de ces réaménagements. Une exploration plus poussée de ce secteur permettrait de dater de façon plus précise les vestiges de cette zone mais également d’identifier leur(s) fonction(s) et surtout de saisir leurs limites. Une prospection géophysique pourrait être envisagée sur la petite zone entre les sondages et la parcelle privative.
L’occasion est offerte aux chercheurs de pouvoir enfin comprendre cette zone cruciale qui se situe à la charnière entre le site fortifié gaulois et la naissance de la ville antique avant que celle-ci ne soit détruite par les travaux d’aménagement de la nouvelle sortie du musée. Dans la perspective de la création d’un véritable parc archéologique, nous pourrions alors offrir aux visiteurs des restitutions du fossé et du rempart gaulois au nord du plateau.
Pour toutes ces raisons, il est primordial de pouvoir procéder à une campagne de fouille programmée tout autour du musée. Cela permettrait enfin de comprendre et dater les transformations décisives du site mais aussi de faire le lien entre l’aménagement au nord du plateau et le centre urbain de la ville antique. En effet, les dernières campagnes de fouilles programmées de F. Dumasy et S. Sindonino ont permis de faire un lien d’est en ouest entre les vestiges du centre urbain. Ce serait peut-être l’occasion de pouvoir faire le lien nord-sud entre les vestiges du musée – fortification gauloise et prémisse de la ville antique – et le cœur de la ville en passant par les reliquats de murs mis au jour au pied de la façade sud du musée lors de ces mêmes fouilles de sauvetage programmé et sur lesquels nous ne savons que très peu de choses.
Texte du résumé: A.M.






0 Réponses vers “Les premiers résultats de la campagne 2009.”